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    <title>Pascal autour du Monde</title>
    <link>http://www.pascalautourdumonde.com/</link>
    <description>Des nouvelles de Pascal autour du Monde !</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Sat, 12 Oct 2024 08:08:23 GMT</pubDate>
    <dc:creator>Pascal Lemoine</dc:creator>
    <dc:date>2024-10-12T08:08:23Z</dc:date>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <item>
      <title>Réapprendre à marcher</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#130-reapprendre-a-marcher</link>
      <description>&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;J’ai laissé l’histoire à mon retour en France. Début janvier 2016, je rentre en France temporairement pour assister à la naissance de mon neveu. Puis fin mai je retourne à Sao Paulo au Brésil pour reprendre le voyage là où je l’avais laissé et m’élancer à la découverte du continent américain.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="28654908842" src="http://farm9.static.flickr.com/8116/28654908842_48140677cd.jpg" group="2"&gt;&lt;br&gt;De retour à Sao Paulo, je retrouve toutes mes affaires, les sacs, le vélo, tout y est. Tout, sauf une chose cruciale qui a motivé et guidé le voyage jusqu’ici : l’envie. &lt;br&gt;&lt;br&gt;En fin d’année 2015 déjà, au terme de mon périple en Afrique, j’avais ressenti comme une profonde lassitude. Toutes les rencontres éphémères intenses et riches en expérience humaine et leçons de vie qui tissaient la trame du voyage n’aboutissaient qu’à des au revoir aux sonnorités d’adieux. Peut-être était-ce mieux ainsi après tout, partir avant que la relation ne s’essouffle. Mais cette solitude apaisante qui me soulageait du poids des relations humaines en début de voyage, devenait de moins en moins supportable. J’avais envie de faire une pause, de m’installer quelque part, de retrouver un peu de stabilité. Ce bref retour en France m’en a donné l’occasion. J’ai retrouvé ma famille, mes amis, et j’ai pris conscience d’autre chose : à vivre dans l’instant présent pendant près de quatre ans, j’en avais perdu la notion du temps. Les jours n’avaient plus de nom, seuls hier, aujourd’hui et demain avaient encore du sens. Les semaines passaient comme des jours, les années comme des mois. J’avais oublié que les gens vieillissent à mesure que d’autres grandissent, que les années passent, que les envies changent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;A Sao Paulo, je planifiais l’itinéraire en amérique la tête encombrée de doutes. J’étais tiraillé entre l’envie de continuer à découvrir ce continent et l’envie d’arrêter le voyage. Je sentais que le voyage m’avait apporté les réponses que j’attendais, que ces véritables raisons s’étaient révélées petit à petit et qu’à part satisfaire ma curiosité, continuer à voyager n’avait plus de fond.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J’ai hésité pendant deux mois, oscillant entre exitation et résignation. Après un court séjour à Rio de Janeiro qui me confirma dans mes doutes, j’ai finalement pris la décision de mettre fin à l’itinérance, de rentrer en France pour voir grandir mon neveu et retrouver les gens qui comptent pour moi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Me voici à présent de retour en France pour écrire la dernière chronique de ce voyage.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="28142406954" src="http://farm9.static.flickr.com/8861/28142406954_08a537f0fb.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Alors, difficile de résumer un tel voyage. J’ai tellement de choses à dire, d’anecdotes et d’expériences à raconter que j’ai du mal à organiser mes idées. Après tout, tout est dit au fil des chroniques, c’est pourquoi je vais aller à l’essentiel.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J’ai passé près de quatre années belles à pleurer sur les routes du monde, rencontré des gens étonnants, passionnants, attachants, émouvants, amusants, insolites, effrayants aussi ; vécu des instants de doutes, d’euphorie, de plénitude, de galère, de tension, de joie, de tristesse et de bonheur en en tirant toujours une expérience, une leçon, une connaissance des autres et de moi-même. Je constatais tous les jours que la gentillesse, la générosité, l’hospitalité, la bienveillance, l’humanisme, la philantropie, de même que la méchanceté, la malveillance et la malhonnêteté, ces dernières largement minoritaires, n’étaient pas affaire de classe sociale, de religion, de communauté, de culture, de civilisation, de couleur de peau ou de nationalité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Edouard Glissant résumé très bien ce que j’ai compris pendant ces quatre années :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;La mondialité est cette aventure sans précédent qu’il nous est donné à tous de vivre, dans un espace-temps qui pour la premlère fois, réellement et de manière foudroyante, se conçoit à la fois unique et multiple, et inextricable. &lt;br&gt;C’est la nécessité pour chacun d’avoir à changer ses manières de concevoir, d’exister et de réagir dans ce monde là.&lt;br&gt;L’envers désastreux en est la mondialisation, l’uniformisation par le bas, la standardisation, le règne secret et tellement évident des multinationales, le libéralisme sauvage sur les marchés mondiaux, les saveurs particulières noyées dans la froide aseptie du Règlement universel.&lt;br&gt;Discerner ainsi, ce n’est pas se réfugier dans une confusion et une globalité rassurantes, c’est vouloir apprendre à penser et à agir dans un cet inextricable du monde, sans le réduire à nos propres pulsions ni intérêts, individuels ou collectifs et, surtout, à nos systèmes de pensée. Cela est difficile. Depuis des millénaires, les humanités avaient été formées à tout le contraire : le clan, ici le clocher, là le totem, partout la nation, enfn, ce qui en était possible, là où c’était possible : la seule vérité, qui est la mienne, la seule identité acceptable, qui est la mienne.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je peux changer, en échangeant avec l’Autre, sans me perdre pourtant ni me dénaturer.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Edouard Glissant, La cohée du Lamentin.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ainsi, «&amp;nbsp;pascal autour du monde&amp;nbsp;» ne sera que «&amp;nbsp;pascal presque autour du monde&amp;nbsp;». Et mis à part quelques actes manqués terribles, je ne regrette rien, bien au contraire. J’ai essayé de raconter mon voyage sur ce blog de la façon la plus sincère, honnête et franche et je vous remercie de m’avoir suivi, encouragé, motivé, parfois inspiré aussi et de vous être inquiétés pour moi pendant toutes ces années. Je tiens également à m’excuser auprès de tous ceux à qui je ne tiendrai pas ma promesse de les revoir sur le chemin du retour. Ce n’est que partie remise.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je voudrais enfin encourager ceux qui n’osent pas ou hésitent à entreprendre un voyage quel qu’il soit : court, long, lointain, proche ; il n’est pas nécessaire de partir longtemps ni d’aller loin pour voyager. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Suivez vos envies, ne trahissez pas vos rêves ; faites-vous confiance et faites confiance aux Autres.&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="28151433214" src="http://farm9.static.flickr.com/8751/28151433214_2cdf177283.jpg" group="3"&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Sat, 30 Jul 2016 08:04:09 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#130-reapprendre-a-marcher</guid>
      <dc:date>2016-07-30T08:04:09Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Brésil - Du nouveau continent à la vieille Europe</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#129-bresil-du-nouveau-continent-a-la-vieille-europe</link>
      <description>Saõ Paulo, le Brésil, les Amériques. Ca y est, j’y suis. J’ai du mal à réaliser que j’ai changé de continent, que les Etats-Unis sont à portée de route. Je suis passé de la rareté à l’abondance, de l’aridité à l’humidité, de l’horizontalité à la verticalité, de l’anglais au portugais. Me voici sur un nouveau continent dont je ne connais rien ou si peu. Du Brésil, je n’ai en tête que des images des danseurs de Capoeira, des parades de femmes à plumes, de caipirinha et de seins en plastique ; mais je suis certain que ce pays est bien au-delà de tous ces clichés. Quoi que…&lt;br&gt;&lt;br&gt;Fabricio, mon hôte, habite dans un petit studio en plein centre ville. L’une des plus grandes artères de la ville passe sous la place de la république en face de l’immeuble et pourtant l’endroit est étonnamment calme. Les premiers jours, Fabricio me fait découvrir le quartier, les restaurants pas chers, les marchés et m’initie aux notions de base de la langue portugaise. Tout est différent mais pareil. Toutes les grandes villes modernes se ressemblent. A quelques détails près. Je questionne Fabricio sur l’utilisé de grandes cages en métal disposées sur les trottoirs. Il me répond qu’elles servent à entreposer les poubelles les jours de collecte pour éviter que les clochards ne les éventrent et que leur contenu ne se disperse sur le trottoir. Il est vrai que la ville n’est pas des plus propres, comme toutes les grandes villes, mais il est vrai aussi qu’il est difficile d’ignorer la pauvreté. Les sans-abris sont nombreux, très nombreux. Ils dorment à l’entrée des boutiques fermées, sur les trottoirs au milieu des piétons, sur des cartons ou dans des tentes déchirées installées au bord de la chaussée. Ils ne demandent rien, pas d’écriteau, pas de main tendue, ils vivent ici, dorment là. On les évite comme on éviterait un pavé déchaussé. Parfois même on se surprend à les voir bouger.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25244308869" src="http://farm2.static.flickr.com/1528/25244308869_9e264ce0f4.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les jours suivants, Fabricio me laisse les clés du studio, l’occasion pour moi de découvrir un peu plus la ville par moi même. La ville dégage une atmosphère très «&amp;nbsp;street&amp;nbsp;». On se déplace beaucoup à vélo sur les pistes cyclables aménagées au milieu des grands axes, en skate ou roller pour rejoindre les skate parcs, et des graffitis très réussis ajoutent une pointe de couleur à tout ce paysage de gratte-ciel gris. Un quartier entier nommé «&amp;nbsp;Beco do Batman&amp;nbsp;» est dédié à cet art populaire. En soirée et le dimanche, l’avenue Pauliste et la Elevado Presidente Costa e Silva, les deux grandes artères de la ville, sont fermées à la circulation ; ou plutôt, comme on m’a corrigé plusieurs fois, sont ouvertes aux riverains qui envahissent l’asphalte pour discuter entre amis, boire des bières, se promener en famille, jouer et écouter de la musique ou s’adonner à des activités sportives.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25316263370" src="http://farm2.static.flickr.com/1657/25316263370_daab193677.jpg" group="2"&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25493227702" src="http://farm2.static.flickr.com/1475/25493227702_f9435a98b4_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25493230252" src="http://farm2.static.flickr.com/1506/25493230252_d841fd7008_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24981364514" src="http://farm2.static.flickr.com/1612/24981364514_83b85c8021_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24985153073" src="http://farm2.static.flickr.com/1564/24985153073_b824c7632f_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25585748536" src="http://farm2.static.flickr.com/1530/25585748536_c8e4627dc1_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24985159363" src="http://farm2.static.flickr.com/1537/24985159363_8d87f684ca_s.jpg" group="2"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le carnaval de février approche. Déjà, quelques chars sillonnent la ville, suivis de milliers de personnes dansant sur des rythmes très entraînants. Ici le corps n’est pas un complexe. On l’exhibe, on le tatou, on le rase, on le sculpte, on le perce, on le travesti. Je suis frappé par la diversité des visages, des teintes de peau et des styles dont se dégage un sentiment de tolérance qui fait plaisir à voir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je serais bien resté quelques jours de plus pour assister au carnaval, mais un événement inattendu chamboule tout le programme. Une semaine après mon arrivée à Saõ Paulo, je reprends l’avion, cette fois sans le vélo laissé chez des amis de Fabricio, direction la France pour une interruption temporaire du voyage. J’ai raté le mariage, je ne vais pas en plus rater la première naissance dans la famille.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;Je suis donc de retour en France depuis le 27 janvier. Retour difficile ? Pas vraiment. Seule l’obsolescence de mes appareils électroniques me fait prendre conscience du temps qui s’est écoulé depuis mon départ en juillet 2012.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25316269580" src="http://farm2.static.flickr.com/1514/25316269580_70ed31e8f2_m.jpg" group="3"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24981375824" src="http://farm2.static.flickr.com/1473/24981375824_327eb536aa_m.jpg" group="3"&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Tue, 08 Mar 2016 07:25:23 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#129-bresil-du-nouveau-continent-a-la-vieille-europe</guid>
      <dc:date>2016-03-08T07:25:23Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>L'entre-deux des trois quarts</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#128-l-entre-deux-des-trois-quarts</link>
      <description>12 janvier 2016. Après un an presque jour pour jour passé en Afrique, il est temps de quitter ce territoire au goût d’amertume qui m’a offert beaucoup de surprises et m’a ouvert un peu plus grand les yeux sur l’état de ce continent, de ce qu’on en dit, de ce qu’on voudrait qu’il soit et de ce qu’il est en réalité. Les derniers jours ont été consacrés à l’emballage du vélo auquel j’ai apporté une attention toute particulière. Jusqu’à présent, les vols étaient de courte durée, de petits sauts pour survoler des pays difficilement franchissables par les voies terrestres. Cette fois, je dois traverser un océan entier. Ce même océan dans lequel ma petite voiture jaune en plastique emportée sur une plage de Biarritz il y a plusieurs dizaines d’années doit toujours flotter.. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Je passe rapidement sur l’organisation à l’africaine du hall des enregistrements de l’aéroport de Johannesburg ; sur sa taille ridiculement sous dimensionnée ; sur le fait qu’il faille d’abord peser le vélo aux comptoirs de la compagnie puis fendre la foule pour se rendre au seul comptoir des bagages excessifs situé à l’opposé de la salle pour payer et revenir au premier comptoir avec la preuve du paiement nécessaire à l’enregistrement du bagage et que seulement à ce moment là, une employée de la compagnie trouve opportun de m’informer que le vélo doit obligatoirement être emballé dans un sac plastique fourni par l’aéroport, que je dois aller chercher à l’extérieur du hall des enregistrements…&lt;br&gt;&lt;br&gt;Changer de pays par les airs est toujours déstabilisant. La transition est très brutale. Mais cette fois, une escale à Istanbul me laisse le temps d’apprécier le voyage. Alors que l’avion rebrousse l’exact chemin parcouru sur le continent africain, je me détends en noyant mon regard dans le noir impénétrable du hublot et me laisse bercer par la douceur de la langue turc parlée autour de moi. «&amp;nbsp;Merhaba&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;teşekkür ederim&amp;nbsp;» retrouvent peu à peu leur sens. Le soir, les douces saveurs salées de l’ayran du plateau repas délestent des souvenirs qui remontent dans mon esprit en un raz de marré de béatitude, suivis de puissantes lames de fond d’émotions que j’étrangle à temps pour garder une contenance.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="25283918221" src="http://farm2.static.flickr.com/1610/25283918221_bfd2a67011.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;J’atterris à 5 heures du matin à l’aéroport Atatürk d’Istanbul pour 4 heures d’escale. Assis par terre, adossé contre le mur entre le marchand de journaux et un magasin de vêtements de luxe duty free, j’observe les gens. Je connais les traits des visages, les moustaches ottomanes, les barbes musulmanes, les larges yeux sombres de l’Hindus, les yeux bridés de l’Est asiatique, les nez arrondis d’Afrique du Nord et d’Asie mineure, la pâleur de l’Europe hivernale, les lèvres charnues d’Afrique ; je comprends les codes vestimentaires, les saris flamboyants, les djellabas, les hidjab, les niqab, les casquettes multicolores afro-américaines à visière plate, le blanc immaculé des dishdasha, les bonnets panda, les leggings tendances, les délicates chemises batik d’Indonésie, les costumes internationaux anonymes. Ce concentré d’Humanité qu’on ne trouve que dans les aéroports est pour moi la meilleure invitation au voyage.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le deuxième vol me redirige vers l’hémisphère sud, à Sao Paulo au Brésil. 14 heures de vol, c’est long, très, long. Surtout quand votre espace vital se réduit à 2 mètres cube. Je suis de nouveau impressionné par la qualité de service de la compagnie turkish airlines. Cette nuit là, je prends garde à ce que mes voisins ne me piquent pas mon oreiller, mais je ne dors pas pour autant. Après deux jours de voyage dont 23 heures de vol cumulées, j’arrive enfin à Sao Paulo en soirée, inconfortable dans mes vêtements, les yeux cernés, la mine défaite, le cerveau en mode économie d’énergie et le corps en pilotage automatique. Je récupère mes bagages sans difficulté. Tout y est. Je sors du hall des arrivées pour partir en quête de réals brésiliens pour payer la navette qui m’amènera en centre ville. Le changement de culture et la proximité des Etats-unis se fait déjà sentir. Je trouve quelques ATM qui n’acceptent que les Master Card. Sur les conseils de l’agent d’accueil, quasiment la seule personne parlant l'anglais dans l’aéroport, je pousse mon chariot encombrant jusqu’au terminal 2 où se trouvent d’autres ATM Visa. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24750538513" src="http://farm2.static.flickr.com/1661/24750538513_54a5ab63cd_m.jpg" group="2" style="float:left; margin-right:10px;"&gt;Je retrouve plus tard Fabricio, mon hôte, Praça da República en plein coeur de la ville, étonnamment calme pour la plus grande ville d’Amérique du Sud. Dans l’ascenseur de son immeuble, les portes s’ouvrent, entre alors une femme très élégante au visage très androgyne. Pas de doute, j’ai définitivement changé de continent.&lt;div style="clear:both"&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 29 Feb 2016 10:03:25 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#128-l-entre-deux-des-trois-quarts</guid>
      <dc:date>2016-02-29T10:03:25Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Afrique du Sud - « Afrique Adieu »</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#127-afrique-du-sud-afrique-adieu-</link>
      <description>Le 20 décembre 2015, je quitte Cape Town après deux bonnes grosses semaines paresseuses pour me diriger vers Johannesburg, destination finale du voyage en Afrique. Mais une rencontre me fait ajouter une étape à l’itinéraire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;En effet, quelques mois plutôt, j'ai rencontré Schalk sur une route Zambienne alors qu'il retournait à Johannesburg, sa ville de domicile. Schalk, sud-africain, motard et cycliste averti, avait entreprit un voyage autour du monde à moto en remontant le continent africain depuis l'Afrique du Sud jusqu'en Israël d'où un bateau devait l'amener en Europe. Malheureusement, les autorités égyptiennes ont mis fin prématurément à son voyage en l'interdisant de traverser la frontière. Partageant un rêve en commun, Schalk m’avait naturellement proposé de m’héberger à Johannesburg en attendant mon vol vers le continent suivant. Quelques jours avant de quitter Cape Town, nous avions convenu de nous rejoindre à son appartement de vacance situé à Mossel Bay à 400 kilomètres de Cape Town.&lt;br&gt;&lt;br&gt;En quittant Cape Town, je traverse le township Langa. (Township se traduit en français par «&amp;nbsp;canton&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;municipalité&amp;nbsp;», mais en&amp;nbsp;afrikaans, ce mot signifie «&amp;nbsp;banlieue Noire&amp;nbsp;»). Sur des dizaines de kilomètres, j’observe les mêmes maisons de tôle, de bric et de broc, entassées sans intimité, regroupées en îlots quadrillés par les routes asphaltées désertes et dont les robinets sortant du sol et les cabinets de toilettes en béton alignés sur les trottoirs trahissent le manque d’eau courante et le faible niveau de salubrité. Pourtant, j’y vois des gamins jouer à se courir après ou à sauter dans les flaques de boue, des épiceries de produits de première nécessité, des coiffeurs, des barbiers, des cafés internet et même quelques salles équipées de téléviseurs cathodiques et d’un lecteur DVD mal en point jouant le rôle de cinéma de quartier, le programme des séances écrit sur un petit tableau noir suspendu sur la porte d’entrée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Après 50 kilomètres de ville et le passage d’un petit col, je retrouve la nature. La route serpente entre de petites montagnes recouvertes d’herbe et de pins qui parfument l’air. Après tant de kilomètres dans les buissons africains, je me réjouis de ce changement de paysage inattendu. Serait-là le paysage fabuleux dont on m’a souvent parlé ? Je me réjouissais trop vite. En fin de journée, après les dernières montagnes, l’horizon s’ouvre sur une vison effroyable de collines mises à nues et recouvertes de champs de blé et de maïs moissonnés à perte de vue. Je passe de montagnes verdoyantes à des collines jaunâtres lisses d’où ne dépassent que les pilonnes électriques et les piquets des clôtures. Pas un arbre, pas même un buisson, rien que du champs et quelques fermes perdues au loin ! Je vois cet endroit de la même manière que l’océan de champs de palmiers à huile de Malaisie : un désastre ! Il faut bien nourrir tous ces steaks, ce biltong, ces «&amp;nbsp;groot&amp;nbsp;» saucisses et ces filets de poulet qui débordent des rayons viande et des assiettes… Quatre jours de champs jaunes, quatre jours d’ennui jusqu’à MosselBay.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24778511162" src="http://farm2.static.flickr.com/1610/24778511162_8a66152d0d.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24778512102" src="http://farm2.static.flickr.com/1618/24778512102_f51f82d83a.jpg" group="1"&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24268286694" src="http://farm2.static.flickr.com/1627/24268286694_6ea67169f5.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24600963290" src="http://farm2.static.flickr.com/1588/24600963290_2816b60784.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;MosselBay, lieu de villégiature très populaire en Afrique du Sud. En cette période de congés de fin d’année, les Blancs s’entassent dans les campings ou dans des tours hideuses construits en bordure de plage pendant que les riverains Noirs s’entassent dans le township à l’entrée de la ville. On m’avait dit que l’endroit était «&amp;nbsp;beautiful&amp;nbsp;»… Il est vrai que la baie est grande et la mer d’un beau bleu turquoise mais la plage est ridiculement minuscule, le littoral est défiguré par les hôtels trop hauts mais surtout, le peu de charme qu’il reste à cet endroit est totalement anéanti par une plateforme pétrolière plantée au beau milieu de la baie, comme un bouton d’acné au milieu du front.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ne pouvant rester longtemps à MosselBay pour diverses raisons, Schalk me paye le ticket pour un bus de nuit à destination de Johannesburg afin de m’épargner 1200 kilomètres de route inutile. A Johannesburg, je loge dans l’une des chambres que Schalk loue en banlieue à 10 kilomètres du centre ville. Il ne s’agit pas d’un township mais plutôt de quartiers résidentiels bon marché habités principalement par les populations noires et asiatiques, et quelques familles afrikaners en manque de sous. A mon arrivée, Baba et quelques femmes noires locataires de la résidence m’informent des règles de sécurité en vigueur : «&amp;nbsp;tu sais, dit Baba, le quartier n’est pas sûr pour les blancs, surtout s’ils sont étrangers, alors tu dois faire attention en permanence à toutes tes affaires, ne téléphone pas dans la rue, ici on vole surtout les portables ; tu peux aller où tu veux, mais reste de préférence sur les grands axes, il y a du monde, on ne t’agressera pas ici ; et évite de circuler dans les rues la nuit, oh non ! pas la nuit, répètent en coeur les femmes ; ferme toujours le portail de la cours à clé et verrouille toujours ta porte, quand tu entres et quand tu sors de ta chambre&amp;nbsp;». Le lendemain, je visite un peu le quartier. Toutes les rues sont bordées de petites résidences de quatre appartements d’où s’échappent des pleures de nourrissons, des voix exprimant la joie ou la colère, des rires, des sons de télévisions et de la musique aux rythmes afro-américain. Les enfants jouent dans les cours pavées derrière des grillages, des barrières, des barreaux et des barbelées électrifiés qui donnent sur d’autres grillages, d’autres barrières, d’autres barreaux et d’autres barbelées électriques de l’autre côté de la rue. Certaines résidences en ruine sont squattées par des sans-abris assis la bière à la main sur des divans éventrés et des vieux matelas sales et creusés, le regard vide. Les rues sont sales, jonchées de déchets ménagé et de débris de bouteilles d’alcool fort ; ce qui, dans un sens, m’arrange car je n’ai qu’à me baisser pour ramasser des cartons neufs que les épiciers arabes, pakistanais ou indien empilent proche des poubelles débordantes et qui me serviront à emballer le vélo proprement pour l’avion.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je ne resterai qu’une semaine à Johannesburg, sans vraiment ressentir cette insécurité contre laquelle on m’avait toujours mis en garde.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et pour les curieux, j’ai passé Noël dans ma tente et le réveillon du nouvel an dans ma chambre car ici la religion chrétienne est très ancrée dans la vie quotidienne et l’on célèbre ces dates à l’église. Et les églises, je préfère les photographier.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24870139036" src="http://farm2.static.flickr.com/1675/24870139036_7fb8008567_m.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="24870140356" src="http://farm2.static.flickr.com/1556/24870140356_a196302e95_m.jpg" group="2"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;Comme vous l’avez lu, l’Afrique du Sud n’est pas le sursaut d’intérêt que j’espérais. L’Afrique m’a déçu car j’attendais beaucoup de ce continent. Je me voyais pédaler entre les girafes et les éléphants, découvrir des paysages époustouflants, aller à la rencontre de tribus singulières, découvrir leur culture, leurs traditions, bref tout ce qu’on nous vend dans les brochures touristiques pour occidental en mal d’authenticité. J’ai entr’aperçu tout ça, bien évidemment, mais j’ai surtout vu l’énorme manne financière que représente le tourisme et qui rend l’accès payant à toutes ces beautés africaines, voir les exproprie des populations locales. C’est bien là tout le paradoxe. Je voulais voir l’Afrique, et j’ai vu l’Afrique ; l’Afrique délibérément écartée du cadre des objectifs, l’Afrique de la démerde, des frites et du porridge, celle qui raccommode nos vêtements passés de mode, qui marche des kilomètres pour remplir ses bidons d’eau potable, celle dont on brade l’artisanat tribal sur les marchés à touristes, l’Afrique qui n’a rien et rit aux éclats les yeux remplis d’espoir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Une chose m’a beaucoup frappée en Afrique : le sentiment d’appartenance au continent. Qu’elles soient d’Ethiopie, du Kénya, d’Ouganda, de Tanzanie, du Malawi, de Zambie, de Namibie ou Noirs d’Afrique du Sud, toutes les personnes que j’ai rencontrées se sentent africaines avant tout ; comme elles me considéraient de la même manière comme européen.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 08 Feb 2016 10:25:05 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#127-afrique-du-sud-afrique-adieu-</guid>
      <dc:date>2016-02-08T10:25:05Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Afrique du Sud - Le vent en proue</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#126-afrique-du-sud-le-vent-en-proue</link>
      <description>&lt;font color="#ffcc66"&gt;Lorsque j’annonçais que je terminerai mon parcours africain en Afrique du Sud, la plupart des personnes rencontrées sur la route, souvent des touristes, ne tarissaient pas de superlatifs pour qualifier les «bôtés» de ce pays. Ce nouveau pays promettait donc un peu de changement, que j'espérais aussi à vrai dire. Mais... non, ce n'est pas l'Afrique du Sud qui me réconcilie avec l'Afrique.&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;De l'autre côté de la frontière Namibienne, je me retrouve dans le Namaqualand, une région qui, selon les belles photos accrochées dans la plupart des restaurants, est verdoyante et recouverte de fleurs multicolores à perte de vue au printemps. Sauf que, j'arrive trop tard. Encore une fois, je constate que mon expérience du continent africain aurait pu être bien différence si la pause de deux mois à Nairobi n'avait pas décalé les saisons...&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sur 400 kilomètres, je retrouve, ou plutôt je continue d'évoluer dans un paysage complètement aride au milieu de ce buisson gris marron qui m'entoure depuis 3 pays maintenant&amp;nbsp;! De plus, même s'il a commencé à se manifester en Namibie, c'est bien maintenant que je dois faire face à mon pire ennemi, après moi-même&amp;nbsp;: le vent. Je dois lutter à longueur de journée contre un terrible vent de face qui ne cesse de souffler que rarement et qui, pour s'amuser, change brusquement de direction le temps d'une bourrasque et me pousse littéralement au milieu de la route ou vers les ….. buissons du bas-côté...&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour arranger le tout, camper, qui habituellement me réjouis en fin de journée, devient très compliqué du fait d'une autre caractéristique du pays commune avec la Namibie&amp;nbsp;: les PUTAINS de clôtures&amp;nbsp;barbelées&amp;nbsp;! En Namibie et en Afrique du Sud, les ranchs – les grandes fermes d'élevage, s'étendent sur des centaines d'hectares. Je pourrais même dire que l'ouest de l'Afrique du Sud est un gigantesque pâturage divisé par les routes. Afin d'éviter que les vaches et les moutons blancs à tête noire en liberté ne provoquent des accidents, la route est confinée dans un couloir de fils barbelés bien entretenus qui courent sur des milliers de kilomètres et ne sont interrompus qu'aux croisements et par quelques barrières ouvrables. Trouver un endroit propice au camping est un défi de tous les jours et un jeu de patience et d'observation tellement les critères d'acceptation sont nombreux&amp;nbsp;: &lt;br&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;- à bonne distance de la route&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;- à bonne distance d'un quelconque village/ville/habitation&lt;br&gt;- derrière un buisson (puisqu'il n'y a rien d'autre) suffisamment gros pour abriter la tente du (putain) de vent qui, même s'il tombe un peu le soir, peut se mettre à souffler de plus belle en pleine nuit&lt;br&gt;- qu'il y ai une place suffisamment grande pour y placer la tente avec les absides déployées, encore une fois pour prévenir du vent&lt;br&gt;- et que cette place se trouve du côté opposé à la route pour avoir un semblant d'intimité et éviter l'éblouissement des phares&lt;br&gt;- enfin, suffisamment proche d'une barrière que je peux ouvrir ou sauter sans trouer mes vêtements et pas trop loin non plus de cette barrière car le sol est majoritairement du sable mou dans lequel il est difficile de pousser le vélo sur une longue distance.&lt;br&gt;&lt;/blockquote&gt;Tout ça dans une végétation de taille homogène au milieu de rien... sans parler des aiguilles des buissons épineux...&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23135108474" src="http://farm6.static.flickr.com/5802/23135108474_33c7dacc5c.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23763348795" src="http://farm1.static.flickr.com/599/23763348795_6ee6034ffd.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23395510009" src="http://farm6.static.flickr.com/5806/23395510009_c534249252.jpg" group="1"&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23737194446" src="http://farm1.static.flickr.com/747/23737194446_9768be13d2_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23654943872" src="http://farm6.static.flickr.com/5806/23654943872_60940f6290_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23763693515" src="http://farm1.static.flickr.com/648/23763693515_5492a9a8e6_s.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;A la première occasion qui se présente, je m'engage sur la route côtière qui pour le coup change du paysage des 400 derniers kilomètres. Sur les 400  kilomètres suivants qui me séparent de Cape Town, je longe une côte sauvage de sables blancs tenus au sol par... des buissons, dont les baies sont de formidables spots de surf réputés dans le monde entier et où les villages ressemblent étrangement aux villages bretons à maisons blanches. Ce changement radical de paysage pourrait m'enchanter, oui mais voilà, il me laisse de marbre pour la simple et bonne raison qu'ayant testé le vélo dans le golfe du Morbihan quelques mois avant de débuter ce tour du monde, j'ai découvert exactement ce même paysage de bord de mer mais avec beaucoup plus de charme et d'authenticité, à mon goût.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23136713043" src="http://farm1.static.flickr.com/635/23136713043_9d3b3e8cd3.jpg" group="3"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23655056412" src="http://farm1.static.flickr.com/677/23655056412_174365b4de.jpg" group="3"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23136902213" src="http://farm6.static.flickr.com/5623/23136902213_8c3a5694b2.jpg" group="3"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23763544715" src="http://farm6.static.flickr.com/5633/23763544715_57d76f6138_s.jpg" group="3"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;En revanche, dans ces villages je retrouve le plaisir européen de m'arrêter dans un restaurant, m'assoir devant une vraie table stable et passer plusieurs minutes à étudier un menu qui propose entrée, plat et dessert. Malheureusement – parce qu'au niveau gastronomique non plus c'est pas la folie, la cuisine sud-africaine est composée principalement de sandwichs à la viande, de burgers à la viande, de tartes à la viande, de steaks de bœuf et d'autruche et de.... frites... Des frites.... C'est à dire ce que j'ai mangé du Kénya au Malawi en alternance avec le porridge africain... Le seul plat végétarien qui ne soit pas de l'amidon pur est une simple salade grecque avec de la vraie bonne feta qui s'harmonise très bien avec un bon verre de vin rouge local.&amp;nbsp;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23737340356" src="http://farm1.static.flickr.com/729/23737340356_2638d54890.jpg" group="2"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23136698333" src="http://farm6.static.flickr.com/5706/23136698333_ae390c2a46.jpg" group="2"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23395554449" src="http://farm6.static.flickr.com/5721/23395554449_0a4d496c2b_s.jpg" group="2"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;On mange vraiment très mal en Afrique du Sud du point de vue équilibre alimentaire. Je suis étonné du nombre de personnes, toute couleur confondue, en surpoids voire très obèse au point de se mouvoir avec difficulté. J'avais déjà constaté cette obésité dans les populations locales des pays précédents abreuvées par les boissons sucrées de la firme Coca-Cola qu'on trouve même dans les petits villages dépourvus de marché, mais c'est encore plus saisissant en Afrique du Sud, surtout en campagne.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'en arrive au point qui est peut-être le plus symptomatique du malaise mondial : le retour à la consommation. J'en avais déjà parlé dans la chronique sur le Malawi où deux systèmes de consommation se confrontaient&amp;nbsp;: les marchés de plein air des petits producteurs et artisans locaux et les supermarchés internationalisés. L'Afrique du Sud, comme la Namibie, sont des pays de culture supermarché. Spar et Shopprite sont généralement les seuls endroits proposant des denrées alimentaires. Je n'ai vu aucun marché de plein air jusqu'à présent, même si on me dit qu'il en existe, et très peu de vendeurs de rue puisque des panneaux interdisent ce genre de vente à beaucoup d'endroits. Après plusieurs années passées à déambuler dans les allées des marchés locaux, à découvrir de nouveaux fruits et légumes, à humer l'odeur des épices, à goûter à de nouvelles saveurs, à lier des relations éphémères avec les vendeurs/vendeuses qui aboutissaient parfois à des invitations dans la famille, à refuser des demandes en mariage - non je ne plaisante pas !, à choisir la quantité exacte de sucre, de sel, de riz, de pâtes pour équilibrer au mieux mes sacoches, à souvent repartir avec plus de fruits ou de légumes offerts généreusement qui pour le coup déséquilibraient le vélo, j'ai ressenti comme une irrépressible envie de fuir ces supermarchés froids éclairés au néon et rythmés par les bips cardiaques des caisses lorsque je me suis retrouvé devant des rayons entiers d'emballages bien alignés sur des étagères qui me renvoyaient une image parfaite et idyllique de leur contenu...&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Bref, mes impressions sur l'Afrique du Sud sont mitigées bien que la population, afrikaners comme Noirs, soit très amicale malgré la triste récente histoire du pays. J'ai d'autres choses à dire sur ce pays, mais elles me serviront à alimenter la prochaine chronique et conclure sur mon expérience africaine. D'ici là, je vais quitter Cape Town pour me diriger vers Johannesburg et m'envoler vers le prochain continent, et je vous souhaite un Joyeux Noël. Pour ma part, c'est mon premier Noël estival !&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23763713775" src="http://farm1.static.flickr.com/591/23763713775_1e02ff424c.jpg" group="4"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23468047620" src="http://farm1.static.flickr.com/703/23468047620_475357121f_s.jpg" group="4" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23737615066" src="http://farm1.static.flickr.com/730/23737615066_0cb9c66a2f.jpg" group="4" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23135586134" src="http://farm6.static.flickr.com/5802/23135586134_cf958cf6f8_s.jpg" group="4" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23136959573" src="http://farm1.static.flickr.com/573/23136959573_8144e7c80f_s.jpg" group="4" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23395846139" src="http://farm6.static.flickr.com/5729/23395846139_50d1e26bcb_s.jpg" group="4" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23468113910" src="http://farm1.static.flickr.com/726/23468113910_e23321db31_s.jpg" group="4" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Sat, 19 Dec 2015 12:20:07 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#126-afrique-du-sud-le-vent-en-proue</guid>
      <dc:date>2015-12-19T12:20:07Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Un fil rouge long de 3 ans</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#125-un-fil-rouge-long-de-3-ans</link>
      <description>Comme évoqué dans la chronique précédente, voici l'explication du silence radio du dernier mois.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Depuis mon hivernage à Bishkek en 2012/2013, une idée s'est allumée dans ma tête. Et maintenant que le voyage m'a révélé pas mal de trucs sur moi, je sais que si une idée grandit et prend sens, je vais tôt ou tard la concrétiser et l'amener au maximum que je puis. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui expliquent ce voyage.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Lorsque j'attendais le dégèle à Bishkek dans l'appartement de Wes, je passais mon temps sur internet à rechercher des informations sur les ambassades et les frontières qui sont/étaient très rares dans cette région du monde qui n'est ouverte à l'occident que depuis l'effondrement du régime communiste russe en 1991 et qui n'attire pas le tourisme de masse. Les ambassades ayant pour la plus part changé d'adresse plusieurs fois, je me cassais les dents régulièrement sur des bâtiments abandonnés et réhabilités. Même Google était pommé, c'est dire&amp;nbsp;! C'est là que l'idée m'est venue de créer une application internet collaborative qui permettrait à tout un chacun d'ajouter et mettre à jour ces informations sur une carte interactive&amp;nbsp;: ambassades, postes frontières, check point, mais aussi lieu d'intérêt, panorama, magasins de matériel de voyage, de pièces détachées pour vélo, pour voiture, lignes aériennes, liaisons maritimes, etc. Une wikimap en quelque sorte. Vous me direz «&amp;nbsp;oui mais y'a déjà tout ça sur Google Maps, dans les guides touristiques, sur wikitravel, sur foursquare et sur les blogs de voyageurs&amp;nbsp;». C'est vrai. Mais les informations sont partielles et/ou obsolètes, et un voyageur s'oriente grâce à une carte et non des livres. C'est peut être là la différence entre le voyageur et le touriste d'ailleurs. Les livres inspirent, éveillent la curiosité où fournissent des informations pratiques pour touristes, mais la carte indique le chemin au voyageur. Alors pourquoi ne pas rassembler toutes ces informations sur une même carte puisque les technologies de communication d'aujourd'hui le permettent. J'ai cherché des applications web qui fournissent ce genre de service, mais je n'en ai pas trouvées de satisfaisantes. J'en ai conclu que l'idée était bonne et méritait d'être approfondie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'avais l'idée mais, pour parler technique, je n'avais pas la conception. Je ne savais pas comment créer une telle application. Modifier ou ajouter de nouvelles fonctionnalités à un composant bancaire existant ou créer un blog de voyage simpliste est une chose mais développer une application entière destinée au grand public qui respecte tous les standards du web qui changent d'un mois à l'autre en est une autre. A partir de ce moment, j'accordais une partie de mon temps libre, quand je m'arrêtais de pédaler donc, à me documenter sur les technologies utilisables, fiables et abouties que je pourrais utiliser. A Kuala Lumpur, au printemps 2014, soit un peu plus d'un ans après Bishkek, la mise à jour du blog a été une bonne opportunité pour étudier les technologies que j'avais sélectionnées.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Fin d'année 2014 en Iran, j'avais les technologies et la conception mais il me fallait maintenant du temps, parce que, contrairement à ce que pensent les dirigeants des grandes entreprises, l'informatique c'est pas magique, il ne suffit de vouloir pour avoir, il faut encore le faire et ça prend du temps de cerveau avant de prendre du temps machine. Ma pause forcée et prolongée à Nairobi au Kénya au printemps 2015 était une nouvelle fois une grande opportunité pour commencer cette application. Malheureusement, paradoxe hasardeux, au moment où j'avais le plus besoin d'internet, je me trouvais dans les pays les moins équipés en la matière. Depuis le Kénya, j'avançais à pas de fourmi. Puis, le mois dernier en Namibie, j'ai trouvé par hasard chez les sœurs luthériennes de Keetmanshoop&amp;nbsp;&lt;span style="font-size: 12.8px;"&gt;une chambre&amp;nbsp;&lt;/span&gt;très bon marché et équipée d'internet lorsque la lucarne et la porte de toilettes d'en face restaient ouvertes. J'ai une nouvelle fois saisi cette opportunité pour continuer à développer l'application pendant près de 2 semaines.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22902945411" src="http://farm1.static.flickr.com/765/22902945411_834126796a.jpg" group="2"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'écris maintenant cette chronique depuis Lambert's Bay en Afrique du Sud, un pays bien mieux connecté d'où je peux enfin vous montrer un aperçu de cette idée qui me suit maintenant depuis... 3 ans&amp;nbsp;! La vache !&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="23080646592" src="http://farm6.static.flickr.com/5759/23080646592_06b6824e4e.jpg" group="1" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22471248534" src="http://farm1.static.flickr.com/647/22471248534_4afcda005c_m.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Y'a encore pas mal de boulot mais je dois dire que cette activité extra voyageale me plaît beaucoup. Maintenant je n'ai plus de raison de terminer ce voyage puisque je peux tout faire en voyageant :D&amp;nbsp;! Et puis, il va bien falloir que je teste cette application en conditions réelles...&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Tue, 17 Nov 2015 12:18:16 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#125-un-fil-rouge-long-de-3-ans</guid>
      <dc:date>2015-11-17T12:18:16Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Namibie - RSA Express</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#124-namibie-rsa-express</link>
      <description>&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;Enfin de l'activité sur le blog ! J'expliquerai les raisons de ce silence de près d'un mois et demi dans la chronique suivante.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;En consultant la carte, voyant les distances à trois chiffres entre les villes et n'étant pas adepte des pays désertiques, j'ai des doutes quand au fait que ce nouveau pays me plaise. Après le passage de frontière, je me retrouve à rouler dans le parc national de Caprivi. Une route plate bordée de panneaux signalant la présence de phacochères et d'éléphants, une végétation plus ou moins verte, des villages composés de huttes qui rappellent ceux de la Zambie frontalière, un vent de dos qui m'aide à atteindre une vitesse moyenne de 25 km/h. A ce moment là, je me dis que finalement, ce pays n'est pas si ennuyeux... J'ai tenu deux jours. Deux jours de lignes droites qui mènent vers l'infini et au-delà brisées par des pseudo virages, de cette même végétation dénuée d'eau et d'animal terrestre qui n'en finit pas, de ces mêmes villages qui disparaissent peu à peu et une seule «&amp;nbsp;ville&amp;nbsp;» sur 200 kilomètres pour me ravitailler en nourriture fraîche. Au matin du troisième jour, après une longue réflexion nocturne, je pose la béquille sur le bord de la route et lève le pousse - plutôt le bras, puisque c'est le signe en Afrique. Dix minutes plus tard, j'embarque le vélo dans un pick-up – qu'on appelle «&amp;nbsp;buggy&amp;nbsp;» ici. Succède au parc national un désert semi aride d'arbres marrons-gris morts-vivants. Même en voiture je trouve le temps long&amp;nbsp;! Mon chauffeur me dépose en fin d'après-midi à Grootfontein, à plus de... 600 km&amp;nbsp;! Record de l'étape routière la plus longue battu&amp;nbsp;!&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il m'apparaît maintenant clairement que le vélo n'est absolument pas le moyen de transport approprié pour ce pays, et réflexion faite, à part la Deadvlei qui à mes yeux représentait le seul endroit intéressant, je n'ai rien à faire en Namibie. Deux voitures et quelques jours plus tard, j'atteins la frontière d'Afrique du Sud avec une petite sensation de soulagement d'avoir traversé le pays sans réel effort inutile.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22865593776" src="http://farm6.static.flickr.com/5708/22865593776_dbf8fec129_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22703681440" src="http://farm1.static.flickr.com/626/22703681440_c4598b9b73_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22891740195" src="http://farm6.static.flickr.com/5648/22891740195_b2a13ab403_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22473517688" src="http://farm1.static.flickr.com/652/22473517688_21c2ee5f28_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22703865650" src="http://farm1.static.flickr.com/565/22703865650_0bfa1019c7_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22473668088" src="http://farm6.static.flickr.com/5708/22473668088_00327b3cf3_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22878593852" src="http://farm1.static.flickr.com/580/22878593852_cbda59b1d9_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22270985583" src="http://farm1.static.flickr.com/658/22270985583_5c02622461_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22866191626" src="http://farm1.static.flickr.com/676/22866191626_fd00779e29_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22500056059" src="http://farm6.static.flickr.com/5708/22500056059_7342f074ae_s.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;Alors que dire de la Namibie&amp;nbsp;? Et bien, pas grand chose. C'est pour moi l’archétype du pays africain fabriqué&amp;nbsp;: la monnaie est le dollar namibien, la religion est majoritairement chrétienne et sans l'anglais comme langue officielle, les différentes tribus parlant leur propre dialecte ne se comprendraient pas. La Namibie a la plus faible densité de population d'Afrique avec 2,6 hab./km2, et se place au deuxième rang mondial derrière la Mongolie (1,7 hab ./km2, t'es pas gêné par les voisins&amp;nbsp;!). Les villes ne sont finalement que de grands villages «&amp;nbsp;trade center&amp;nbsp;», comme on les appelle souvent en Afrique. En semaine, les spar ou shopprite, qui proposent enfin de la nourriture variée, rassemblent mendiants et ivrognes, et au week-end les villes pourraient gagner l'appellation de ville fantôme si les salles de machine à sous ne drainaient pas quelques badauds.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La Namibie m'a fait enfin comprendre pourquoi je n'aime pas ces pays désertiques. Ce qui me plaît avant tout, c'est être au contact de la population d'où l'inconnu, la surprise, l'imprévu surgissent. J'aime m'arrêter au bord de la route et observer le gens travailler dans les champs, dans leur atelier, discuter sur les marchés, découvrir de nouveaux fruits, de nouveaux légumes, de nouvelles coutumes, comparer les modes de vie, m'assoir dans un restaurent et observer l'agitation de la rue pour en apprendre les codes sociaux, vestimentaires, comprendre la société, détailler les visages, etc. Ca peut paraître ridicule, mais les vraies seules choses que j'ai appréciées en Namibie sont les chuintements et claquements de langue de certains dialectes que je n'ai jamais entendu dans aucune langue jusqu'à présent et qui sont très plaisants à l'oreille. Autrement plaisant que l’afrikaans sud-africain&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="22499469149" src="http://farm6.static.flickr.com/5728/22499469149_cb36ce810f_t.jpg" group="2" style="font-size: 12.8px; float:left; margin-right: 10px;"&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;J'ai quand même vu quelques beaux endroits qui me donnent envie de retourner en Namibie, mais cette fois, avec un moteur. Ca me donnera une occasion de revoir Martha et sa famille qui m'ont accueilli une semaine à Grootfontein.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Mon, 09 Nov 2015 03:43:23 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#124-namibie-rsa-express</guid>
      <dc:date>2015-11-09T03:43:23Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Zambie - Question de choix</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#123-zambie-question-de-choix</link>
      <description>Je ne vais pas écrire cette chronique sous forme de récit de voyage pour la simple et bonne raison que je n'ai rien à raconter. Si jusqu'ici, le Kazakhstan était ma référence en matière de pays ennuyeux, la steppe aride zambienne est en bonne position pour ravir sa place sur le podium. C'est bien simple, pendant 2 semaines, je n'ai vu que de la steppe en plaine, de la steppe sur des collines, de la steppe dans des marais asséchés, de la steppe calcinée... bref, la même steppe qui m'ennuie depuis mon entrée en Tanzanie. Je me suis ennuyé au point de sauter dans un camion pour quitter une zone vide d'arbres secs et me rapprocher de Lusaka, la capitale, à plus de 200 kilomètres&amp;nbsp;!&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21673281298" src="http://farm6.static.flickr.com/5718/21673281298_c3e72698d0_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21835016316" src="http://farm1.static.flickr.com/572/21835016316_67a1b0ae9e_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21835085656" src="http://farm6.static.flickr.com/5726/21835085656_364a506f43_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21849414522" src="http://farm6.static.flickr.com/5653/21849414522_b2ff18bc17_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21238621904" src="http://farm1.static.flickr.com/652/21238621904_5b84e19833_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21861444595" src="http://farm6.static.flickr.com/5626/21861444595_9404769a40_s.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21871089891" src="http://farm1.static.flickr.com/682/21871089891_5089264bf4_s.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'était l'occasion pour moi de constater que les Zambiens me saluaient aussi bien lorsque j'étais assis sur une selle de vélo que sur un sac de patates douces à l'arrière d'un camion&amp;nbsp;! C'est la bonne surprise du pays. La population est très hospitalière. Les enfants habitués à voir passer de nombreux cyclistes accouraient au bord de la route pour saluer d'un «&amp;nbsp;awayou&amp;nbsp;» - le «&amp;nbsp;how are you&amp;nbsp;» anglais avec l'accent. Ici aussi, la majorité des locaux parlent anglais et, comparé aux derniers pays, le «&amp;nbsp;mzungu&amp;nbsp;» a relativement peu raisonné dans mes oreilles.&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21673593230" src="http://farm1.static.flickr.com/774/21673593230_786e220686_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21673829708" src="http://farm1.static.flickr.com/744/21673829708_235fbdd94c_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21238933274" src="http://farm1.static.flickr.com/782/21238933274_e49c540f1a_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21673861618" src="http://farm1.static.flickr.com/596/21673861618_d4fb316405_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21849828342" src="http://farm6.static.flickr.com/5773/21849828342_05ca3214c1_s.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Bien que la Zambie soit plus développée que le Malawi, ce n'est toujours pas le pays de la gastronomie. Même si l'on trouve beaucoup plus de fruits sur les marchés et que les épiceries sont bien plus remplies qu'au Malawi – on trouve même des supérettes «&amp;nbsp;Spar&amp;nbsp;» dans les villes, les restaurants locaux, rares dans les villages, ne servent plus qu'un plat unique de «&amp;nbsp;nshima&amp;nbsp;», cette pâte de maïs sans saveur qu'on mange partout en Afrique apparemment, accompagné de bœuf, de poulet ou de chèvre. Les stands de frites ont disparu, de même que le riz n'est plus servi que dans les lodges – des hôtels, bar, restaurants – pour un prix exorbitant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je le sais, je me plains beaucoup de la nourriture depuis quelques temps. Je suis bien conscient que pour une majorité d'africains cette pâte de maïs sera leur nourriture à vie, mais en tant que voyageur à vélo, la nourriture est mon premier carburant et traverser des déserts d'arbres morts et de hautes herbes jaunes ou noires de suie pour rejoindre un village qui dispose miraculeusement d'un restaurant pour manger exactement la même chose que je mange tous les midis n'est pas franchement réjouissant. En fait, la Zambie n'avait plus de surprise. Tous les matins, je savais ce que j'allais voir dans la journée, ce que j'allais manger pour le déjeuner, etc. Même les chutes Victoria, l'un des endroits les plus spectaculaires d'Afrique, avaient le débit d'un robinet d'évier à cause, m'a-t-on dit, d'une station de pompage qui dévie le courant de la rivière zambezi en saison sèche. L'arrivée hasardeuse d'un groupe d'éléphants était bien plus spectaculaire en fait...&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21675129799" src="http://farm1.static.flickr.com/670/21675129799_2dab83c280_s.jpg" group="3" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21862028885" src="http://farm6.static.flickr.com/5747/21862028885_412b4ea530_s.jpg" group="3" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21674965949" src="http://farm1.static.flickr.com/746/21674965949_1fcb7c323e_s.jpg" group="3" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21673942570" src="http://farm1.static.flickr.com/637/21673942570_391dfcdabc_s.jpg" group="3" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21675042479" src="http://farm6.static.flickr.com/5744/21675042479_efda2cf0a4_s.jpg" group="3" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'en viens donc au sujet principal de la chronique.&amp;nbsp;Je ne vais pas le cacher, l'Afrique me déçoit. Lorsque j'ai atterri en Janvier en Ethiopie, j'étais très enthousiaste à l'idée de découvrir ce nouveau continent que je connaissais seulement au travers des photos de safari et des documentaires animaliers. Malgré l'accueil peu amical des éthiopiens – surtout des gamins, l'Ethiopie m'a mis une claque&amp;nbsp;: des panoramas incroyables, une culture unique et préservée, un patrimoine qui témoigne de l'ancien empire éthiopien, bref, tout ce qui me donne envie de découvrir un pays. J'avais hâte d'en voir plus&amp;nbsp;!&lt;br&gt;Malheureusement, mon enthousiasme est retombé comme un soufflet dans les pays suivants. Du Kenya à la Zambie, j'ai traversé des frontières sans jamais changer de pays. A l'exception de quelques détails et de quelques endroits exceptionnels, tous ces pays ont la même culture, la même gastronomie, le même paysage, cette même économie touristique qui racle les fonds de poche des mzungu en rendant payant tous les lieux intéressants.&lt;div&gt;&lt;br&gt;Depuis la Tanzanie, je me pose la question de continuer de suivre l'itinéraire que j'avais prévu ou d'écourter le voyage pour changer de continent. &lt;i&gt;(Jean-François qui commente&amp;nbsp;régulièrement&amp;nbsp;les chroniques en a eu l'intuition très tôt d'ailleurs)&lt;/i&gt;. J'avais initialement prévu de rejoindre l'Afrique du Sud par le Zimbabwe, le Botswana et la Namibie mais le « vide » zambien m'a fait changer d'avis. D'autant plus que l'été arrive avec de grosses chaleurs en journée et un indice UV illégal.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je vais donc supprimer le Zimbabwe et le Botswana du parcours pour entrer directement en Namibie et descendre tranquillement vers l'Afrique du Sud.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je regretterais peut-être&amp;nbsp;ce choix&amp;nbsp;plus tard, de ne pas avoir su profiter ou apprécier ce continent, mais j'ai le sentiment d'avoir vu ce qu'il y avait à voir ou à ne pas voir en Afrique et surtout j'ai vu ce qu'est être blanc en Afrique Noire.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'en ai assez de l'Afrique.&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2015 08:35:34 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#123-zambie-question-de-choix</guid>
      <dc:date>2015-10-01T08:35:34Z</dc:date>
    </item>
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      <title>Malawi - Limpide</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#122-malawi-limpide</link>
      <description>Au poste frontière de Tanzanie, je suis interpelé de toute part par des hommes tenant des liasses de billets dans leurs mains et proposant le change des shillings tanzaniens en kwatcha malawiens au taux du marché noir, 10% plus élevé que le taux officiel. Mais, j'avais pris les devants en faisant le change à un restaurant quelques kilomètres avant la frontière. Les citoyens européens étant exempts de visa pour entrer au Malawi, un simple tampon est appliqué sur mon passeport, m'autorisant un séjour de 30 jours. J'économise un peu d'argent du même coup.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Lorsque j'étais encore en Tanzanie, j'imaginais le Malawi comme un pays à la végétation luxuriante, aux champs verdoyants, aux arbres fruitiers abondants, irrigués par les eaux du lac Nyassa - aussi appelé lac Malawi. Et comme je me renseigne très peu sur les pays pour garder l'effet de surprise, cette fois la surprise a fait son effet&amp;nbsp;!&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21347809612" src="http://farm6.static.flickr.com/5641/21347809612_ff3ef0308e_m.jpg" group="678" style="float: left; margin-right:10px"&gt;Le Malawi est en réalité l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, malgré la quantité presque infinie d'eau douce du lac qui manque souvent aux autres pays pour développer l'agriculture. Sur plusieurs kilomètres après la frontière, je suis accueilli par une haie d'honneur d'enfants pieds nus portant des vêtements troués qui crient le culturel «&amp;nbsp;Mzungu, give me money&amp;nbsp;!!&amp;nbsp;», qui avait presque cessé depuis le Kenya. C'est la saison sèche, la saison aride. Les champs de maïs sont moissonnés, le riz – si si, y'a des rizières en Afrique – est récolté et les manguiers ne portent plus que leurs feuilles. Le premier soir, n'ayant pas encore de repère dans le pays, et surtout ne trouvant pas de place pour camper, je m'arrête à Karonga dans un lodge en bordure du lac. La chambre est assez chère, 5000 kwatchas – environ 10 euros. Devant mon hésitation, le manager décide de lui-même de m'offrir la chambre à moitié prix. Très bien&amp;nbsp;! Je me rends ensuite en ville pour découvrir un peu plus ce nouveau pays et surtout pour calmer ma faim. Bosco, le manager, m'amène dans un restaurant «&amp;nbsp;bon et pas cher&amp;nbsp;». Le menu est écrit sur le mur. Il tient en 4 lignes&amp;nbsp;: &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;	nsima  +&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;		poulet&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;		boeuf&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;		poisson&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;		haricots&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;(*le nsima est l'ougali qu'on trouve au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Il s'agit de farine de maïs qu'on mélange à de l'eau pour en faire une pâte molle.)&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce soir, il ne reste plus que du bœuf. Allons-y pour le bœuf alors&amp;nbsp;! En quittant le restaurant, je pars à la recherche de fruits. Je rentre bredouille. Les jours suivants, je sillonne tous les marchés que je croise à la recherche de fruits et des légumes autres que les milliards de tomates qu'on vend partout, des places de marché à la devanture des maisons. Mais rien non plus. Mazette&amp;nbsp;! Y'a rien à manger dans le pays&amp;nbsp;! Encore moins qu'en Tanzanie&amp;nbsp;! Les aubergines ont disparu, de même que les poivrons, les pommes, les oranges, les fruits de la passion qui remplissaient mes yeux d'étoiles, les chapati qui faisaient un bon petit déjeuner/encas et même le thé n'est plus proposé dans les restaurants. Ici on ne boit plus que de l'eau ou du Coca-cola, qu'on appelle «&amp;nbsp;Coco&amp;nbsp;»... En revanche, je peux toujours compter sur les traditionnelles frites africaines grasses qu'on sert au petit déjeuner... Je suis culinairement déprimé&amp;nbsp;! Je trouverai plus au centre du pays quelques pommes et des oranges venant de Zambie.&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21329845186" src="http://farm6.static.flickr.com/5628/21329845186_74b101a899.jpg" group="1"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21356135265" src="http://farm1.static.flickr.com/598/21356135265_046f5c8f2f.jpg" group="1"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Après le formidable accueil des enfants à la frontière, je m'attendais à ce que le pays soit une sorte de nouvelle Ethiopie, mais plus j'avance, plus la population est agréable, plus les enfants me saluent le sourire aux lèvres. Le Nord du pays dégage une atmosphère très sereine, certainement dû aux faits qu'il n'y a absolument aucun trafic et que la population se déplace majoritairement à vélo, rendant la route très paisible et silencieuse. Les bords du lac sont magnifiques. Les couleurs sont sublimes&amp;nbsp;: entre le bleu turquoise de l'eau et le beige éclatant du sable sur fond de collines verdâtres. Je m'y arrête fréquemment pour observer les pêcheurs partir au large sur leur pirogue creusée d'un bloc dans un tronc d'arbre, les enfants jouer dans le sable, les femmes faire la lessive et la toilette des nourrissons, et les bergers faire boire leur troupeau. L'eau est claire, transparente, sans dépôt et tous m'affirment qu'elle est buvable. Je suis sous le charme&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21356169885" src="http://farm1.static.flickr.com/769/21356169885_12b9ec1987.jpg" group="2"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21345451762" src="http://farm1.static.flickr.com/612/21345451762_6a8eb54979_s.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21345504702" src="http://farm1.static.flickr.com/780/21345504702_606091acda_s.jpg" group="2"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Souvent, je surprends les hommes à jouer au jeu du&amp;nbsp;« pao&amp;nbsp;». Une sorte d'Awale beaucoup plus compliqué qu'on joue très rapidement quitte à faire tomber les billes du plateau. Un jeu très populaire au Malawi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21365595641" src="http://farm1.static.flickr.com/683/21365595641_10a77184c7.jpg" group="6783"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;A Chilumba, je m'arrête dans un «&amp;nbsp;bottle store&amp;nbsp;», plutôt «&amp;nbsp;alcool store&amp;nbsp;» pour moi, pour goûter le «&amp;nbsp;Chibuku&amp;nbsp;», une bière locale à base de maïs qu'on boit dans une bouteille en carton. Les enfants ramassent les bouteilles vides pour en faire des véhicules qu'ils traînent à l'aide d'une ficelle, les capsules de bière Carlsberg étant utilisées pour faire des roues tenues par des cure-dent. C'est aussi dans cet endroit que je me rends compte de l'énorme problème d'alcoolisme qui sévit partout dans le pays dont on me parlera régulièrement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20733815304" src="http://farm1.static.flickr.com/660/20733815304_aa55b30b10_m.jpg" group="3" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21364603351" src="http://farm6.static.flickr.com/5631/21364603351_225f87b5f0_m.jpg" group="3"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169502569" src="http://farm1.static.flickr.com/630/21169502569_9b1c354c8c_m.jpg" group="3"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20735346923" src="http://farm6.static.flickr.com/5707/20735346923_711dd8f170_m.jpg" group="3"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Plus tard, je rencontre Mike, malawien rastafarian qui fume joins sur joins. Mike parle très bien anglais – comme la majorité des malawiens d'ailleurs. L'anglais est enseigné dès l'école primaire. Mike me donne enfin quelques réponses à une question qui me trotte dans la tête depuis mon arrivée en Afrique&amp;nbsp;: qu'elles sont les conséquences de la colonisation. Pour lui, la colonisation a apporté&amp;nbsp;: &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;&lt;div&gt;- l'éducation, au sens du savoir&amp;nbsp;: sciences, biologie, etc...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- la civilisation, au sens infra structurel&amp;nbsp;: administrations, hôpitaux, service postal, électricité, etc.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- la fin de la traite des noirs, du moins en Afrique de l'Est. L'Empire Britannique ayant mis fin à l'esclavagisme pratiqué principalement par les arabes d'Oman à l'époque.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div&gt;Mais il me fait aussi comprendre que la colonisation les a rendu pauvres en apportant la vision occidentale de la richesse individuelle matérialiste, et un système économique basé sur le désir de possession et l'insatisfaction perpétuelle bien entretenus par le marketing&amp;nbsp;: le consommateur au sens capitaliste du terme.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21330440296" src="http://farm1.static.flickr.com/647/21330440296_e5c04f9bf0.jpg" group="66"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20735618003" src="http://farm6.static.flickr.com/5828/20735618003_5bcfb61567.jpg" group="66"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21357281885" src="http://farm6.static.flickr.com/5711/21357281885_b727b7998f.jpg" group="66"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quelques jours plus tard, j'atteins Nkhata Bay, l'un des endroits touristiques connu pour ses plages de rêve. J'y reste une petite semaine dans un bungalow à quelques mètres seulement du lac. J'y serai bien resté quelques années de plus&amp;nbsp;! Electricité quasi permanente mais qui coupe de temps en temps pour déconnecter de l'internet relativement rapide, un bon restaurant, le lac pour la toilette, la vaisselle, la lessive et le thé, du calme et du silence, quoi vouloir de plus&amp;nbsp;!!&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21330301556" src="http://farm1.static.flickr.com/622/21330301556_36b452fa88.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20733980824" src="http://farm6.static.flickr.com/5700/20733980824_a4ed2a8c55.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21346167902" src="http://farm1.static.flickr.com/599/21346167902_b72afc0220.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20735788073" src="http://farm1.static.flickr.com/682/20735788073_e90daf4c8f.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20735720453" src="http://farm6.static.flickr.com/5746/20735720453_8c9035e9d6.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21365077361" src="http://farm6.static.flickr.com/5643/21365077361_cd341bbf10_m.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169956539" src="http://farm1.static.flickr.com/592/21169956539_c0bee5dcb5_m.jpg" group="5"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169512598" src="http://farm1.static.flickr.com/728/21169512598_12fb8dca1f_m.jpg" group="443" style="float:right; margin-left: 10px;"&gt;Peut-être un ATM qui fonctionne&amp;nbsp;! Aucun des deux distributeurs de billets des banques flambant neuves affichant fièrement le logo Visa ne m'autorise à retirer de l'argent. Au guichet, on me dit qu'il y a un problème réseau, ou que ma carte n'est pas visa (!), ou que je dois réessayer plus tard, ou que je dois me rendre à Mzuzu, une grande ville à 50 km d'ici, c'est au choix. J'essaye plusieurs jours en vain, avant de me résigner à me rendre à Mzuzu, juste pour retirer des sous... Et quelle aventure ! On me conseille de prendre les taxi partagés, «&amp;nbsp;plus rapide et plus sûr&amp;nbsp;» me dit-on. Effectivement c'est plus rapide, mais plus sûr, j'ai des doutes&amp;nbsp;: 70 km/h sur une route trouée dans une voiture qu'on enverrait à la casse en France à me faire écraser contre la portière par la Big Mama à chaque virage à gauche. Je voulais m'excuser auprès des piétons et des cyclistes qu'on frôlait après un petit coup de klaxon tellement j'ai connu cette situation de l'autre côté de la portière&amp;nbsp;! Arrivé à Mzuzu, je demande au taxi de bien vouloir me reprendre dans 10 minutes, mais il ne reviendra jamais, m'obligeant à prendre cette fois un minibus, que je surnomme «&amp;nbsp;bus people&amp;nbsp;». Tant qu'il y a de l'espace dans l'habitacle, au sol ou en l'air, on entasse. Le véhicule pourtant plus lourd roule cette fois à plus de 90 km/h, enfin si le compteur de vitesse est correct car il retombe à 0 quelques instants à chaque changement de musique du lecteur MP3 branché sur l'allume cigare. J'arrive à destination sain et sauf, des courbatures aux fesses tellement je les ai serrées à chaque virage et croisement de véhicule... Et dire que des gens payent des fortunes dans des parcs d'attraction pour avoir des sensations fortes alors qu'un simple tour en minibus africain à 2 euros suffit pour toute une vie&amp;nbsp; - et un peu de la prochaine&amp;nbsp;! Dans ces moments là, je me dis que le voyage à vélo a des avantages insoupçonnés.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20735885533" src="http://farm6.static.flickr.com/5678/20735885533_67cc9a5e12_m.jpg" group="6"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169732059" src="http://farm1.static.flickr.com/626/21169732059_94811179f0_m.jpg" group="6"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sur la route qui mène à Lilongwe, je crève à cause d'une épine. Somme toute classique en Afrique. Mais quand je disais que ce que j'ai perdu au Kenya n'était pas important mais utile, ça n'a jamais été aussi vrai que ce jour là. Malgré l'utilisation de deux colles différentes, les rustines indiennes achetées à Dar Es Salam ne collent pas. Rien à faire. Ma chambre à air de secours est elle aussi percée de toute part à cause des épines de la steppe tanzanienne. Je dois absolument boucher le trou ou faire du stop pour réparer la chambre à air au prochain village. C'est alors que la «&amp;nbsp;providence&amp;nbsp;» -  puisse que le pays est très chrétien appelons-le comme ça, m'envoi de l'aide. Un homme m'ayant observé du bord de la route vient vers moi et me demande si je veux réparer le crevaison «&amp;nbsp;à sa façon&amp;nbsp;». &lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="margin: 0 0 0 40px; border: none; padding: 0px;"&gt;&lt;div&gt;- «&amp;nbsp;… et c'est quoi ta façon&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- «&amp;nbsp;Ben, tu fais un nœud&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», me répond-il par une lapalissade.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div&gt;Il s'empare alors de la chambre à air et d'une ficelle qu'il sort de sa poche, pince le trou avec les dents, si fort qu'il arrache une partie du caoutchouc, agrandissant le trou. L'option du stop est en bonne voie. Mais il persiste et noue finalement la chambre à air. Test aquatique&amp;nbsp;: plus de fuite. Je suis subjugué. Je reprends donc ma route avec une chambre à air nouée. Malheureusement, quelques dizaines de kilomètres plus loin, le nœud cède légèrement et m'oblige à faire du stop jusqu'à Nkhotakota, la ville suivante.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169321868" src="http://farm6.static.flickr.com/5836/21169321868_6bc5ddd79f_m.jpg" group="33"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20736114283" src="http://farm6.static.flickr.com/5834/20736114283_12a99d149a_m.jpg" group="33"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170676659" src="http://farm1.static.flickr.com/751/21170676659_87b3c55946_m.jpg" group="33"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169010130" src="http://farm1.static.flickr.com/762/21169010130_48d8c6970a_m.jpg" group="33"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Lilongwe, la capitale. C'est une simple grande ville à dominante musulmane. Tous les commerces sont tenus par les arabes, les pakistanais et les indiens. Les «&amp;nbsp;asiatiques&amp;nbsp;» comme on les appelle ici. Je trouve le quartier des magasins de pièces pour vélo qui a des allures de cour des miracles. Aveugles, handicapés, vieillards, sourds, muets, tous font du porte à porte pour réclamer un peu d'argent qu'en bons musulmans les commerçants leur donne. Aider les pauvres fait partie de l'Islam.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quelques kilomètres plus loin, en soirée, j'aperçois des hommes courir entre les maisons d'un petit village dans un accoutrement étrange. Intrigué, je demande aux vendeurs de maïs de bien vouloir arrêter l'un de ces hommes pour savoir qui ou ce qu'ils sont. Moses, professeur à l'école primaire du village m'informe que ces hommes costumés, appelés «&amp;nbsp;nyau&amp;nbsp;», danseront demain pour la cérémonie de changement de chef du village. Une danse traditionnelle de la tribu «&amp;nbsp;Chewa&amp;nbsp;». Pour ne pas manquer ça, il m'invite à passer la nuit chez lui. Il habite avec sa famille dans une petite maison qu'il loue. Il ne vit ici que pour le travaille. Le reste de sa famille vit à Zomba, au Sud. Ce soir, il est seul pour préparer le repas. Sa femme, tailleur, est partie pour la journée dans un autre village. A la nuit tombée, il me montre comment préparer le nsima. «&amp;nbsp;Je sais préparer le nsima, mais tu sais, dans la culture africaine, la cuisine c'est le rôle des femmes.&amp;nbsp;». Et ben, t'en parleras aux féministes françaises&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20736306713" src="http://farm6.static.flickr.com/5822/20736306713_52322822ee_m.jpg" group="90"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20736357993" src="http://farm6.static.flickr.com/5673/20736357993_6e0d92f5c8_m.jpg" group="90"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169659608" src="http://farm6.static.flickr.com/5834/21169659608_54eaf6e9dd_m.jpg" group="90"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le lendemain après-midi, la cérémonie rassemble des centaines de personnes venues du village et des villages alentours. Etant le seul blanc de l'assemblée, évidemment ma présence intrigue, mais depuis que je suis en Afrique, je me suis habitué à ce qu'on me dévisage. Les femmes entrent les premières dans la danse, sur le rythme des tambours pour récolter de l'argent lancé par la foule qui sera redistribué plus tard. Puis un discours est prononcé par le chef de cérémonie pour adouber le nouveau chef. Se succèdent ensuite les «&amp;nbsp;Nyau&amp;nbsp;», qu'on appelle aussi «&amp;nbsp;animaux&amp;nbsp;», que la foule honore de billets de banque si leur danse leur plaît.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;iframe width="500" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/vtPz72Qlf5g" frameborder="0" allowfullscreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21365916261" src="http://farm6.static.flickr.com/5818/21365916261_51a85c950d_m.jpg" group="87"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20734976954" src="http://farm6.static.flickr.com/5676/20734976954_751226df11_m.jpg" group="87"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20735011364" src="http://farm1.static.flickr.com/582/20735011364_4722b6ccc4_m.jpg" group="87"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170850129" src="http://farm1.static.flickr.com/743/21170850129_cbdd291f77_m.jpg" group="87"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170898039" src="http://farm6.static.flickr.com/5705/21170898039_e74e12aaf9_m.jpg" group="87"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21366481331" src="http://farm1.static.flickr.com/707/21366481331_e0f67ea50d_m.jpg" group="87"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170209710" src="http://farm6.static.flickr.com/5809/21170209710_b2801be8a9_m.jpg" group="87"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est bien la première fois que je vois la culture traditionnelle africaine. Cette cérémonie m'a aussi ouvert les yeux sur l'ampleur du désastre de l'évangélisation des pays colonisés. L'amour de Dieux et de Jésus a tué les cultures locales. J'ai souvent déploré le manque de culture des pays précédents. En fait, si, ils ont une culture&amp;nbsp;: la culture coloniale, mais plus de culture propre. C'est certainement la raison pour laquelle tous ces pays se ressemblent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21356052755" src="http://farm1.static.flickr.com/633/21356052755_d3a9db334a_m.jpg" group="432"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21365337841" src="http://farm6.static.flickr.com/5683/21365337841_fabe93bbfd_m.jpg" group="432"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170414810" src="http://farm6.static.flickr.com/5643/21170414810_13c05cb3e9_m.jpg" group="7765" style="float: left; margin-right: 10px;"&gt;Je comptais partir le lendemain, mais Moses, chrétien, me dit qu'&amp;nbsp;«&amp;nbsp;aujourd'hui c'est dimanche, jour de repos&amp;nbsp;» et m'invite à rester une journée voire plus avec lui et sa famille. Nous restons toute la journée de dimanche assis à l'ombre à discuter pendant que sa femme passe du ménage de la maison à la cuisine, à la toilette de Joshua, à faire des aller-retour à la pompe, à prendre des mesures pour des uniformes scolaires. Moses me confie son désir d'ouvrir un orphelinat qui pourrait accueillir les enfants des villages de la région victimes de l'alcoolisme de leurs parents qui les prive d'école et de nourriture et, par la même occasion, d'avenir. Il ne désespère pas de trouver suffisamment d'argent pour financer son projet. Bien que Moses m'ai invité à rester plus longtemps, je les quitte pour m'élancer vers la frontière zambienne avant la fin de mon visa.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170337600" src="http://farm6.static.flickr.com/5705/21170337600_945507b1a1_m.jpg" group="7765"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21347717042" src="http://farm6.static.flickr.com/5688/21347717042_c2703ea1a7_m.jpg" group="7765"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21366681121" src="http://farm6.static.flickr.com/5777/21366681121_0c2bc6d5e4_m.jpg" group="7765" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21170450310" src="http://farm1.static.flickr.com/622/21170450310_197b75a5c7_m.jpg" group="7765" style="font-size: 12.8px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;J'ai beaucoup aimé le Malawi, la sérénité qui s'en dégage. Bien que la population n'ai rien à manger, rien à acheter, les gens gardent le sourire.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="21169674198" src="http://farm1.static.flickr.com/704/21169674198_3761c68208.jpg" group="999"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2015 05:58:54 GMT</pubDate>
      <guid>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#122-malawi-limpide</guid>
      <dc:date>2015-09-13T05:58:54Z</dc:date>
    </item>
    <item>
      <title>Tanzanie - Steppe by steppe</title>
      <link>http://www.pascalautourdumonde.com/carnet-de-voyage#121-tanzanie-steppe-by-steppe</link>
      <description>&lt;img class="flickrize" photoid="20763891525" src="http://farm6.static.flickr.com/5721/20763891525_0a41a998d8_m.jpg" group="1" style="float:left; margin-right: 10px;"&gt;5h45, le réveil sonne. 6h, le taxi nous amène à l'aéroport. 6h30, je dis au revoir à Benoît. 7h, le voyage reprend en solo. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Le 2 Août, je prends à nouveau le bateau pour rejoindre le continent. A l'aller, j'avais pris la compagnie Azam dont la flotte semble récente et les bateaux bien adaptés. Cette fois, j'emprunte la compagnie concurrente Royale, bien différente. Les bateaux sont beaucoup plus petits et surtout il n'y a pas de rampe d'accès à la cale. D'ailleurs il n'y a pas de cale du tout&amp;nbsp;! Les bagages sont entreposés sous une bâche à l'avant du bateau par laquelle on accède «&amp;nbsp;grâce&amp;nbsp;» à une échelle rouillée et branlante – presque faite maison - qui oblige à enjamber le vide entre le bateau et l’embarcadère. Tous les porteurs s'agitent pour « m'offrir » leur service, mais je prends les choses en main et monte moi-même tout mon bardas pour éviter qu'un porteur trop imprégné de philosophie hakuna matata ne fasse tomber l'une de mes sacoches à l'eau – ce qui à l'aller a failli être le sort d'un chariot rempli de bagages - ou qu'il les écrase sous des valises trop lourdes, ce qui serait arrivé si je n'étais pas intervenu pour les aider à empiler correctement les bagages des autres passagers.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Une fois au large, le bateau avance à contre courant. Le vent souffle fort et créer des vagues puissantes qui se fracassent contre la coque. L'avant du bateau se soulève lentement pour retomber lourdement dans le creux des vagues. Aussitôt, l'équipage distribue des sacs en plastique, suffisamment à temps pour que la chinoise devant moi, en lévitation cyclique au dessus de son siège, n'épargne la moquette de la cabine. Les télévisions muettes accrochées aux coins de la pièce   diffusent le discours d'un imam possédé dont l'index tendu semble accuser la foule d'hommes assis dans une sorte de cave d'immeuble. A chaque nouvelle secousse, les enfants renchérissent de pleurs insupportables. La chinoise a toujours la tête dans le sac. Sentant moi aussi qu'il en faudrait peu pour que le gâteau distribué peu de temps avant ne revoit la lumière du jour, je sors sur le pont pour observer les poissons volants bleu électrique piquer une tête dans les vagues à l'approche du bateau.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je quitte Dar Es Salaam quelques jours plus tard. Le vent qui me freinait et m'exposait aux déflagrations atmosphériques de tous les camions qui me croisaient jusqu'alors m'aide maintenant à avancer et préserve mon nez des fumées crasseuses des pots d'échappement. J'en oublie presque le trafic monstrueux de la route. A Morogoro, le trafic faibli, la route devient fantastique. A l'approche du parc national Mikumi, des troupeaux de gazelles, prises du même comportement de panique stupide que les poules, traversent la route pour fuir mon arrivée au lieu de s'enfoncer profondément dans la brousse. Puis c'est au tour d'un buffle solitaire et de quelques zèbres de m'accueillir dans le parc. Jusque là, rien de bien nouveau. Mais quelques kilomètres plus loin, l'horizon s'ouvre et me permet d'apercevoir des girafes, des gnous, des phacochères et des petits éléphants, sous la lumière magnifique d'un ciel nuageux. Plus loin encore, d'autres girafes qui se chassent, d'autres éléphants plus gros au pas délicat, encore des zèbres espiègles et les queues dressées vers le ciel de phacochères peureux. Je suis dans le même état d'émerveillement qu'Alan Grant lorsqu'il découvre les premiers dinosaures du Jurassic Park&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20754768802" src="http://farm1.static.flickr.com/705/20754768802_af9bf50f32.jpg" group="2" style="font-size: 12.8000001907349px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20737874946" src="http://farm6.static.flickr.com/5702/20737874946_14e356be1d.jpg" group="2"&gt;&lt;br&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20770878211" src="http://farm6.static.flickr.com/5731/20770878211_5519452196_m.jpg" group="2"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20576027060" src="http://farm6.static.flickr.com/5786/20576027060_1cd19eab6d_m.jpg" group="2" style="font-size: 12.8000001907349px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20143079253" src="http://farm1.static.flickr.com/679/20143079253_eb58fb367e_m.jpg" group="2" style="font-size: 12.8000001907349px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20141496094" src="http://farm6.static.flickr.com/5678/20141496094_7fa183a82d_m.jpg" group="2" style="font-size: 12.8000001907349px;"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20143140853" src="http://farm6.static.flickr.com/5777/20143140853_8447208292_m.jpg" group="2" style="font-size: 12.8000001907349px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les jours suivants, la route continue de plus belle dans les montagnes vers le sanctuaire des baobabs, ces arbres dont il dit qu'ils poussent à l'envers. Leur silhouette torturée leur donne un caractère singulier. Là encore, la lumière matinale rend l'endroit superbe.&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20737953536" src="http://farm6.static.flickr.com/5788/20737953536_8127a7e00b.jpg" group="4"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20143291303" src="http://farm6.static.flickr.com/5671/20143291303_1017c568ce.jpg" group="4"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20771247351" src="http://farm1.static.flickr.com/712/20771247351_7eca0784ea.jpg" group="4"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20576372600" src="http://farm6.static.flickr.com/5766/20576372600_89db163738_m.jpg" group="4"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20577655059" src="http://farm1.static.flickr.com/586/20577655059_c3af6c7835_m.jpg" group="4"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20143450103" src="http://farm6.static.flickr.com/5742/20143450103_d3ebb3b555_m.jpg" group="4"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20738110206" src="http://farm1.static.flickr.com/755/20738110206_62d8fe0c3e_m.jpg" group="7" style="font-size: 12.8000001907349px;float:right;margin-left:10px;"&gt;Malheureusement, le spectacle est de courte durée. Je retombe bien vite dans ce paysage de steppe&amp;nbsp;aride comme j'en ai vu sur des centaines de kilomètres en Tanzanie. Avant de passer la frontière des Malawi, je m'arrête quelques jours à Tukuyu pour me reposer un peu des dix derniers jours de route et surtout pour prendre une douche. Le gras est si tenace que je dois laver mes cheveux à la lessive. Tukuyu n'a rien à voir avec la Tanzanie des derniers jours. La ville est construite sur une colline et entourée de champs verdoyants irrigués par les nombreuses rivières qui coulent claires, de bananeraies et de fleurs&amp;nbsp;!?... La vache&amp;nbsp;! Des fleurs&amp;nbsp;! Des rouges, des jaunes, des bleues. Je n'en avais pas vu depuis bien longtemps&amp;nbsp;! Ici, les coupures d'électricité sont courantes, bien plus qu'à Zanzibar. Je pourrais même dire qu'il y a plus de coupures que de courant. Alors le soir, je m'éclaire à la bougie pour écrire cette chronique - ou comment se retrouver dans la situation improbable de taper du texte sur un ordinateur tout en étant éclairé par une bougie coincée dans un goulot de bouteille...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20771383541" src="http://farm1.static.flickr.com/695/20771383541_cf23f97d47.jpg" group="5"&gt;&lt;img class="flickrize" photoid="20764470005" src="http://farm1.static.flickr.com/630/20764470005_bc591a7b0f.jpg" group="5"&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;Alors, que dire de la Tanzanie... Et bien, pas grand chose. Comme au Kénya, si l'on fuit les endroits touristiques, il n'y a rien à voir. Le pays est tellement vide&amp;nbsp;! De paysage et de culture. Mais je tire profit de ce vide la nuit en campant dans la brousse à l'écart du bruit et des lumières des villages. Le ciel est si clair que les soirs sans lune, je pouvais apercevoir distinctement la voie lactée arquée d'un bout à l'autre de l'horizon&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;hr id="null"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;font size="3" color="#ffcc66"&gt;&lt;b&gt;Quizz&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;Dans la chronique précédente, je vous demandais de trouver le nom d'un étrange animal qui vit à Zanzibar à partir d'un croquis dessiné par Benoit.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/81/Rhynchocyon_petersi_from_side.jpg/220px-Rhynchocyon_petersi_from_side.jpg" style="float:left; margin-right:10px;"&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;Il s'agissait du&amp;nbsp;&lt;u&gt;Macroscelidea&lt;/u&gt;, aussi connu sous le nom commun de rat à trompe.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;font color="#ffcc66"&gt;(&lt;/font&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Macroscelidea" style="font-size: 12.8000001907349px;"&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Macroscelidea&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 204, 102); font-size: 12.8000001907349px;"&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;</description>
      <pubDate>Sun, 23 Aug 2015 02:46:03 GMT</pubDate>
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